L’autonomie ne se calcule pas à partir de la puissance maximale du moteur seule. Le point clé est la puissance moyenne réellement absorbée en navigation et l’énergie utile disponible dans les batteries.
Formule de base
Autonomie théorique (h) ≈ énergie utile des batteries (kWh) ÷ puissance moyenne utilisée (kW)
Exemple purement mathématique : avec 20 kWh utiles et une consommation moyenne de 4 kW, le calcul donne 5 heures théoriques. En navigation réelle, il faut conserver une marge pour le vent, le courant, la réserve et les variations de vitesse.
Pourquoi la vitesse change fortement l’autonomie
Sur un bateau à déplacement, demander davantage de vitesse augmente la puissance nécessaire. L’autonomie peut donc diminuer bien plus vite que la vitesse n’augmente. C’est pourquoi une étude doit préciser la vitesse de croisière, pas seulement la vitesse maximale.
Les facteurs qui modifient le résultat
- forme de coque et déplacement ;
- hélice et rendement de transmission ;
- vent, courant et état du plan d’eau ;
- charge embarquée ;
- vitesse et accélérations ;
- énergie réellement utilisable des batteries ;
- température et stratégie de réserve.
Dimensionner pour 4 h ou 8 h
La bonne méthode consiste à déterminer une puissance moyenne réaliste, puis à multiplier cette puissance par la durée souhaitée avant d’ajouter une réserve. Le nombre de modules dépend ensuite de la capacité unitaire de la batterie choisie.
Questions fréquentes
La puissance maximale du moteur permet-elle de connaître l’autonomie ?
Non. L’autonomie dépend surtout de la puissance moyenne utilisée pendant la navigation et de l’énergie utile des batteries.
Deux batteries doublent-elles toujours l’autonomie ?
Si elles augmentent effectivement l’énergie utile disponible dans une architecture compatible, l’autonomie théorique augmente, mais le poids supplémentaire et l’usage réel influencent le résultat.
Faut-il garder une réserve de batterie ?
Oui. Une marge est nécessaire pour les variations de navigation et pour éviter de dimensionner le système uniquement sur un calcul théorique.
ROYAL DOLPHIN